The End

2047.

La première guerre nucléaire mondiale à changé la face du monde.

Voici la vie quotidienne de ceux qui tentent de survivre à travers anecdotes et autres histoires.

Bienvenue...

Du sol provenaient d'horribles miasmes

Dimanche 16 Mars 2008 à 0h29

Du sol où nous posions les pieds, provenait une odeur tiède de décomposition et d'oeuf pourri. Ces horribles miasmes nous attaquaient jusqu'à la gorge. Le foulard que l'on portait sur le visage n'arrivait pas à atténuer cette sensation d'étouffement, comme si ces émanations putrides en voulaient à notre peau.

Je me souviendrais toute ma vie de cette marche. Nous devions nous rendre en Bretagne depuis Lille où nous avions fuit les bêtes irradiées qui devenaient de plus en plus nombreuses. Le pont que nous devions utiliser pour franchir la seine avait simplement disparu, il ne restait que quelques blocs de béton de parts et d'autres du fleuve. Nous avons dû remonter jusqu'à trouver un viaduc encore debout non loin de Paris. Quelques kilomètres après le viaduc, nous avons rencontré des marécages qu'on ne connaissait pas. Au bout d'un kilomètre, nous avons rencontré des cadavres. Des petits tas de centaines de cadavres, dont il ne restait déjà plus grand chose. Ils s'enfonçaient lentement dans la vase. Plus loin encore, il ne restait que quelques os à la surface, le marécage avait déjà absorbé le reste.

Le sol était d'une consistance spongieuse, mais le lit de cadavres qui s'était formé juste sous la surface permettait d'avancer assez rapidement. Le bruit des os qui se brisaient sous nos pas était effrayant, mais au bout de quelques heures nous n'y fîmes plus attention. Nous avons dû hâter notre marche quand la nuit commençait à tomber, à cause des "mutants" qui peuvent apparaître le soir. Finalement nous sommes parvenus à camper un peu plus loin dans un immeuble que nous avons barricadé. Et nous sommes arrivés sans trop de souci jusqu'à Rennes, mais je n'oublierais jamais le bruit et l'odeur des corps décomposés sous nos pieds...

Précédents écrits

Le pessimisme
26 Septembre 2007 à 2h57
Le pessimisme était le fer de lance de Mathieu. Il adorait les idées sombres et le désespoir. Peut-être espèrait-il que tout ne fut pas aussi noir qu'il aimait le prétendre. Le problème c'est que l'o (...)
Le décor était planté
4 Juin 2007 à 0h16
A l'entrée de la gare du nord, côté voies, un train découpé en deux par une bombe laser. Sur le toit de la seconde section du train, sort une cheminée en pierre, qui dévoile un léger volute de fumée. (...)
Quand l'histoire fut réécrite
18 Avril 2007 à 1h01
Julien est historien. Enfin tout du moins il aime se prétendre historien. Il vis dans une ancienne bibliothèque municipale dans laquelle il a ramené beaucoup d'ouvrages. Ainsi entre les bandes dessiné (...)
A la surface, les monstres grouillent
15 Avril 2007 à 3h42
Se promener dans les lignes de l'ancien métro est assez effrayant. Surtout quand on est seul. Tout paraît différent, tout vous fait sursauter. Mais il n'est pas question de passer par la surface. La p (...)
Prologue : C'est pas comme si...
15 Avril 2007 à 2h36
« Ouais c'est pas comme si tu te foutais complètement de moi ! Ca fait des jours que je ne dors plus pour toi ! J'ai des cernes énormes sous les yeux ! Ton attitude est dégueulasse (...)